De Salta a Puernamarca - du 17 au 22 novembre

1ère journée,
Nous voici enfin partis ! Pour l'instant tout va bien, les vélos roulent (!), l' équipement à l'air de tenir le coup et nous nous approchons de plus en plus de la Cordillère.


Le paysage est grandiose, nous sommes entourés de montagnes et, au fur et à mesure que nous avançons, la Cordillère change de couleur et d'aspect, c'est magnifique et on en prend plein les yeux. Mais les Andes ca se mérite et on en a vraiment bavé !

- nous roulons essentiellement sur des chemins de terre (et parfois de sable), jonchés de pierres et de bosses...impossible d'avancer à plus de 10km/h!

- à partir de 10h le soleil ne nous épargne pas, il est puissant et impitoyable !

...ah oui, et puis les montagnes ce n'est vraiment pas plat ! Nous faisons que grimper pour terminer à 4000m d'altitude. Nos mollets, cuisses et poumons n'en peuvent plus !


Un périple riche en rencontres,
Sergio un avocat bien bavard qui nous offrit jus de papaye et un grand sac de feuilles de coca à machouiller pour vaincre "la puna", le mal des montagnes d'ici.


Ça grimpe, ça grimpe, mais on ne se plaint pas car c'est notre seule journée sur du bitume !


La petite école Güemes, notre point de chute apres une grosse journée d'effort. Nous sommes accueillis par les professeurs qui nous permettent de planter la tente dans le jardin. Les professeurs comme les élèves vivent toute la semaine à l'école, certain vivant à plus de 2h de route+4h de trajet à dos de mule ! Nous pûmes discuter toute la soirée avec Mariano, maître en agronomie et nous en apprimes beaucoup sur l'Argentine et les conditions de professeurs ici.

2ème journée,
Ça monte et il fait chaud mais c'est vraiment BEAU !
Une preuve comme quoi on l'a fait !!

La pension San Antonio, cette fois-ci nous n'avions pas tellement envie de dormir sous la tente car nous avions eu bien froid la nuit précedente. Alors quelle surprise dans ce tout petit village de trouver une pension-resto ! Heureux mais sans faire les difficiles... des lits avec des draps sales et une douche gelée dans les toilettes (bonjour l'odeur !)

Petit escalier pour accéder à notre suite...


Vue de notre chambre, et oui il y a une contrepartie à tout !

3ème et 4ème journée,

Nous arrivons à San Antonio de los Cobres à 4000m d'altitude dans ce petit village où la majorité des hommes travaillent dans les mines de cuivre et où les femmes vivent de l'artisanat. Nous y restons 2 jours car nous avons vraiment besoin de récuperer et de nous acclimater à l'altitude...le souffle est court et la tête va exploser !


La rue principale, de la terre et toujours de la terre. Nous avons l'impression que nos poumons en sont remplis, surtout l' après-midi quand le vent se lève.


Pont construit à plus de 4000m d'altitude et d'une hauteur de 70m. Il y passe tous les jours le "tren de las nubes" - impressionnant ! (photo qui a valu 2 jours au lit à JB...trop d'effort !)

5ème journée,
Départ pour un long trajet, direction les Salines (le désert de sel). Nous ne savons pas à quoi nous nous exposons, des routes de sable qui s'empirent au fur et à mesure et un effort physique intense...
Isabelle encore fraîche et motivée - il n' y aura plus de sourire dans 2 jours...


Nos compagnons de route, les lamas et parfois las vicuñas (c'est super bon le lama en brochettes!!)


Nous sommes partis avec provisions et grande quantité d'eau car la route est quasiment désertique. Et il est difficile de compter sur les petits "villages" que nous croisons...


Après une 1ère bonne journée de vélo, le repos du guerrier bien mérité. Petit campement rudimentaire à l'entrée des Salines...


...avec une super vue de notre "lit"!

6ème journée...et dernier jour de vélo !


Le réveil est toujours difficile, il fait bien froid à cette altitude et pourtant si nous ne partons pas aux aurores nous allons souffrir du soleil.


On n'en peut plus, nous pédalons depuis 7h du matin et nous n'en voyons pas la fin...on commence vraiment à désesperer.
Heureusement que l'office du tourisme nous a dit qu'après la fin de la route des Salines nous n'aurions plus que 30km tout en descente jusqu'à Puernamarca, notre prochaine destination...

Carlos, notre sauveur !

En effet, nous avons bien failli crever car l'office du tourisme avait juste "oublié" de nous mentionner une côte de 30km avec 1500m de dénivelé !! Imaginez après 6h de route (chemin sablonneux et caillouteux) avec rien de consistant dans le ventre, plus qu'un demi litre d'eau et un soleil de plomb notre état psychologique !! C'est la crise ! Après quelques heures à monter cette côte atroce nous avons la chance de trouver un camion à l'arrêt qui prit pitié de nous et nous déposa à bon port !! Un vrai miracle sur cette route où il n'y a pas un chat !

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut les jeunes !!

Essayez de rentrer avant le mois de Juillet afin de prendre le départ du tour de France! A mon avis vous avez des chances de victoires sur la grande boucle !!!

Bravo pour ce que vous faites et bon courage pour la suite !

Romain (ISTP)

Anonyme a dit…

Le Tren a las Nubes ...Ca me fait rêver...!

les voitures c'est mieux a dit…

vous auriez pu prendre des vélos pour adulte quand même!

Anonyme a dit…

" Ils ne savaient pas que c'était impossible...
Alors ils l'ont fait "