Bundi - du 30 au 31 mars

Le temps commence à manquer, nous devons penser à nous rapprocher progressivement de la frontière népalaise.
Sur le chemin, Bundi, 233km d'Udaipur, 9h de bus qui dit mieux ?!!
Enfin sur le trajet nous avons eu quelques péripeties, mise à part un bus bondé, les plus que nombreux nids de poule et un chauffeur qui met son moteur en roue libre dès qu'il y a la moindre pente....
Tout d'abord nous avons eu comme passagers un peu spéciaux 2 prisonniers avec policiers et fusils qui, au moment de descendre, ont pris la fuite...on n'avait jamais vu ca !
Puis 1h avant l'arrivée, nous sommes tombés nez à nez avec une voiture qui venait de faire un tonneau avec 4h hommes étendus sur le bas côté, ejectés de la voiture.
C'était assez surprenant de voir comment les gens ont réagi. Ils se sont davantage interressés à la voiture et à faire des suppositions sur la cause de l'accident qu'à s'occuper des 2 agonisants. C'est donc JB, en bon samaritain, qui a essayé de leur parler et de tout faire pour les maintenir éveillés en attendant l'arrivée des secours qui n'est jamais arrivée.
Puis la fin du voyage s'est terminée avec JB qui a échangé ses lunettes à un vieux du bus aux yeux défoncés contre 6 grains de raisin...l'affaire du siècle ! (pourtant on commencait à être rompu aux techniques de marchandage !)
Finalement nous sommes arrivés à Bundi à la tombée de la nuit, l'hotel que nous avions reperé n'avait plus de chambre de libre mais nous n'étions plus à ca près et nous avons dégoté une suite royal dans une haveli qui en plus servait de la bière !! (très rare en Inde)
Ancienne capitale d'un État princier, Bundi était jusqu'à l'indépendance de l'Inde sous contrôle d'une famille rajpoute, les Hadas, qui ont gouverné la région pendant près de 800 ans.
Petite ville tranquille et paisible aux rues étroites, aux maisons peintes en bleu et aux belles havelis - demeure richement décorée, organisée autour de patios -
.
Un fabuleux palais et un bel exemple de l'architecture rajpoute. Bien qu'un peu délabré y laisse imaginer la splendeur de l'époque.
Une entrée majestueuse : la porte de l'Elephant.(1607)
Des élephants, toujours des éléphants !
Un peu grand mais je suis sûre qu'on arriverait à s'y faire !

En Inde les poubelles n'existent pas ou quasiment pas (et elles ne doivent d'ailleurs être utilisées que par les touristes). En effet, pour les Indiens la poubelle c'est la rue ou la nature ; dans les trains la moitié des plateaux repas servis passent pas la fenêtre - gobelets, emballages alu...-, les bas côtés des routes sont couverts de sacs plastiques et dans les rues, des bouts de carton, des bouteilles plastiques, des détritus végetaux jonchent le sol... Côté recyclage et environnement il y a du boulot !
"Heureusement", il y a aussi ces ignobles cochons sauvages qui ressemblent parfois à des sangliers ainsi que les très nombreuses vaches qui trainent dans les rues et qui font le ménage. C'est sûr, ces bêtes ne font pas pitié à voir !

1 commentaire:

caminante... a dit…

Des palais aux poubelles, des nobles éléphants aux gorets fouineurs sur fond de nids de poule en compagnie de prisonniers cavaleurs: vous nous emmenez dans tous les « états » de l’Inde, toujours étonnante !
Merci pour toutes ces superbes photos et vos récits qui nous font rêver et voyager, courbatures et tourista en moins!